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Hors ligne
Écarts alimentaires et décrépitude berrichonne
Nous avions fait le tour de l’étang régional
La fatigue éveillant l’appétit tyrannique
Nous voulûmes combler le besoin calorique
À l’auberge du coin par un repas frugal.
Une dame apporta un pâté magistral
Et un pain de campagne à la saveur unique
Le couteau en avant des tartines magiques
Firent à la terrine un outrage fatal
Notre âge sans pitié pour l’œuvre sans égale
Amputa la terrine de façon boulimique
Notre faim dépassant la modeste fringale
Le trou dans le pâté fut record historique
Et le cidre goûteux eut une issue fatale
La note fut arrondie de façon sympathique.
Retournant sur les lieux quelques années plus tard
Je n’y vis qu’un boui-boui assez peu sympathique
La lumière du lieu n’étant plus qu’électrique
Un pâté sous plastique accrocha mon regard.
D’un toast sous cellophane achetant une part
Le goût du pain du jour me parut élastique
Le prix étant pourtant loin d’être économique
À la poubelle je mis ce machin sans retard.
Alors l’esprit rêvant de ces belles terrines
Qui faisaient saliver de magique façon
Je quittai sur le champ cette absurde cuisine
Me disant que le temps ne suit pas la logique
Qu’il manque aux boulangers quelques vieilles leçons
Que les porcs d’aujourd’hui sont nourris de plastique !
Moralité:
Cesse tes conneries temps qui suspend ton vol
Si le passé périt le présent nous désole
Et comme disait Prévert de sa plume fleuret
« le progrès c’est » bien sur « robot pour être vrai ».