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J'allais sur les chemins où chante le grillon,
A la tombée du jour quand les trilles du merle
Ont cessé de jouer à la nuit qui déferle
Comme le fleuve en crue recouvre le sillon.
C'est ici que s'abrite un tout jeune oisillon
Que la chute du nid expose en une perle
Quand de ses mains la nuit roule le jour et ferle
Sa dernière voilure à son mât d'artimon.
Et le vent qui frissonne, oubliant la nichée,
Ne voit pas l'oisillon et son aile brisée.
Il n'entend pas ma voix pas plus que ma colère
Quand je lui dis tout bas de se montrer clément,
De retenir son bras cruel et délétère.
Qu'il cesse de verser sa voix en boniment.
Moïse Wolff
Le 02/09/2020
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