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LES CORBEAUX ET LE HERISSON
Au plus profond d’une paisible campagne, vivaient, en parfaite harmonie, une famille de corbeaux et un hérisson.
Dire qu’ils étaient amis serait grande exagération !
Mais ils coexistaient en charmante compagnie. Chacun vacant à ses activités, leurs chemins souvent se croisaient. Ne manquant jamais, en ces nombreuses occasions de se saluer poliment. La vie était douce en ces lieux paisibles, suffisamment retirés de la civilisation pour n’en point trop subir les désagréments.
Ils se respectaient et, au besoin, si l’un ou l’autre subissait les assauts d’un importun, tout aussitôt, la solidarité entrait en action et leurs efforts s’unissaient pour écarter le péril. Une fois le danger écarté, tout pouvait alors reprendre sa petite routine quotidienne.
Jamais, au grand jamais, il n’était question d’agression entre ces être-là !
Hors, ne voilà-t-il pas qu’un funeste jour, chose exceptionnelle en cette contrée, un véhicule automobile survint, inquisiteur, en ces paisibles lieux.
Non habitué à ce genre de situation, notre brave hérisson, comme d’accoutumée, entrepris de traverser calmement le chemin. Grand malheur lui en pris, car c’est à cet instant que ce rugissant engin jaillit devant lui.
N’ayant aucune conscience du danger encouru, il continua sa progression.
Et là, la catastrophe inévitable se produisit !
Par les roues de la voiture il se fit percuter. Le choc fût d’une telle violence que notre pauvre quadrupède en perdit malheureusement tout de go la vie.
Tout démantelé il se retrouva, le ventre éclaté et les viscères à l’air libre.
A proximité, sur un arbre perchés, ses voisins les corbeaux n’avaient rien manqués de la sinistre scène.
La logique eut voulu, au vu de leur complicité passée, que ces volatiles vinssent au chevet de leur voisin afin de le veiller, hommage dût aux défunts !
Mais ce ne fût point, loin s’en faut, l’attitude de ces charognards. Force est de se le remémorer, les corbeaux sont, en quelque sorte, les éboueurs de la campagne et ont pour habitude de se disputer les dépouilles des animaux passés de vie à trépas.
Notre pauvre érinacéidé, pas même encore refroidi, en fit la triste expérience. Tout aussitôt oubliée la complicité passée, les noirs volatiles, et pas seulement du plumage, se ruèrent à grands coups de bec sur la dépouille encore fumante.
Il s’ensuivit un dépeçage dans les règles de l’art. Chacun disputant aux autres, qui un morceau de chair, qui un boyau, qui un lambeau du cœur.
Tant et si bien qu’en un rien de temps, en moins qu’il n’en faut pour le dire, de ce pauvre animal, leur ancien compagnon, il ne restait rien !
Hormis le souvenir et une dépouille hérissée de piquants aplatis et inoffensifs, plus aucune trace de son existence.
Une fois repus, leur larcin terminé, ces corvidés s’éloignèrent vers ce qui était leur destinée. De ce compagnon de vie, avec qui ils avaient partagé de si bons moments, ils n’avaient plus aucun souvenirs, effacés à jamais ces merveilleux instants !
La vie, insensible, reprenait de fait ses droits !
Moralité : Si dans l’embarras tu te trouves, dans la misère noire tu galères, dans la déprime tu sombres !
Sache bien que, sur ceux que tu considérais comme tes amis, tu ne pourras point compter. Seul où presque tu te retrouveras et même, comble de misère, ces soi-disant amis, en ennemis, allègrement se transformeront.
Oui, vraiment, souvent, la vie n’est que grande ingratitude !!!
Au plus profond d’une paisible campagne, vivaient, en parfaite harmonie, une famille de corbeaux et un hérisson.
Dire qu’ils étaient amis serait grande exagération !
Mais ils coexistaient en charmante compagnie. Chacun vacant à ses activités, leurs chemins souvent se croisaient. Ne manquant jamais, en ces nombreuses occasions de se saluer poliment. La vie était douce en ces lieux paisibles, suffisamment retirés de la civilisation pour n’en point trop subir les désagréments.
Ils se respectaient et, au besoin, si l’un ou l’autre subissait les assauts d’un importun, tout aussitôt, la solidarité entrait en action et leurs efforts s’unissaient pour écarter le péril. Une fois le danger écarté, tout pouvait alors reprendre sa petite routine quotidienne.
Jamais, au grand jamais, il n’était question d’agression entre ces être-là !
Hors, ne voilà-t-il pas qu’un funeste jour, chose exceptionnelle en cette contrée, un véhicule automobile survint, inquisiteur, en ces paisibles lieux.
Non habitué à ce genre de situation, notre brave hérisson, comme d’accoutumée, entrepris de traverser calmement le chemin. Grand malheur lui en pris, car c’est à cet instant que ce rugissant engin jaillit devant lui.
N’ayant aucune conscience du danger encouru, il continua sa progression.
Et là, la catastrophe inévitable se produisit !
Par les roues de la voiture il se fit percuter. Le choc fût d’une telle violence que notre pauvre quadrupède en perdit malheureusement tout de go la vie.
Tout démantelé il se retrouva, le ventre éclaté et les viscères à l’air libre.
A proximité, sur un arbre perchés, ses voisins les corbeaux n’avaient rien manqués de la sinistre scène.
La logique eut voulu, au vu de leur complicité passée, que ces volatiles vinssent au chevet de leur voisin afin de le veiller, hommage dût aux défunts !
Mais ce ne fût point, loin s’en faut, l’attitude de ces charognards. Force est de se le remémorer, les corbeaux sont, en quelque sorte, les éboueurs de la campagne et ont pour habitude de se disputer les dépouilles des animaux passés de vie à trépas.
Notre pauvre érinacéidé, pas même encore refroidi, en fit la triste expérience. Tout aussitôt oubliée la complicité passée, les noirs volatiles, et pas seulement du plumage, se ruèrent à grands coups de bec sur la dépouille encore fumante.
Il s’ensuivit un dépeçage dans les règles de l’art. Chacun disputant aux autres, qui un morceau de chair, qui un boyau, qui un lambeau du cœur.
Tant et si bien qu’en un rien de temps, en moins qu’il n’en faut pour le dire, de ce pauvre animal, leur ancien compagnon, il ne restait rien !
Hormis le souvenir et une dépouille hérissée de piquants aplatis et inoffensifs, plus aucune trace de son existence.
Une fois repus, leur larcin terminé, ces corvidés s’éloignèrent vers ce qui était leur destinée. De ce compagnon de vie, avec qui ils avaient partagé de si bons moments, ils n’avaient plus aucun souvenirs, effacés à jamais ces merveilleux instants !
La vie, insensible, reprenait de fait ses droits !
Moralité : Si dans l’embarras tu te trouves, dans la misère noire tu galères, dans la déprime tu sombres !
Sache bien que, sur ceux que tu considérais comme tes amis, tu ne pourras point compter. Seul où presque tu te retrouveras et même, comble de misère, ces soi-disant amis, en ennemis, allègrement se transformeront.
Oui, vraiment, souvent, la vie n’est que grande ingratitude !!!