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Lettre à ma muse
Je me disais, ma muse, en pensant fortement
Car je pense parfois mais sans que j’en abuse
Que vous êtes aimable quand quotidiennement
Vous m’écrivez des mots à la bonté infuse.
Nous eûmes des échanges de rimes délicates
Vous étiez poésie et je rimais un peu
À répondre à votre art madame vous m’occupâtes
Et j’essayais de plaire sans être fastidieux
Je rimais sur l’amour et quelques sentiments
Qui illustrent la vie du bipède banal
Vous aviez du talent et admirablement
Vous étiez mes rayons d’un soleil matinal.
Je dois vous avouer que mon cœur se trouva
Pris en ce piège doux que l’amour élabore
Comment ne pas rêver quand sur un canevas
On voit l’esprit broder quelque possible accord.
Car il peut arriver que les esprits ensemble
Se trouvent en des jardins où la rose se plaît
Où pour une pensée la lèvre soudain tremble
Dans l’espoir d’un baiser qui ne viendra jamais
Car même les rimailles poésies incomplètes
Peuvent être les prémices d’un profond sentiment
Un mot ou une rime pourraient être des fêtes
Annonçant loin du corps quelques chambardement
Lors les esprits de plume en devenant oiseaux
Permettent les aveux des intimes rouages
Les amours à distance sans l’aide d’un fuseau
Peuvent piquer les sens de leurs pensées volages
Selon l’âge et le temps en battant la chamade
L’intensité des feux fait le cœur dépendant
La passion souvent telle d’étranges charades
A la complexité de songes obsédants.
Alors on versifie on exprime on déclame
On voudrait d’un accord la matérialité
Mais il ne suffit pas de déclarer sa flamme
Pour que l’imaginaire ait une réalité .
Puis le rythme des sens espace sa cadence,
Un mot un vers un rien est bonheur suffisant
On imagine mieux regrettant la présence
Qui eut favorisé quelque jeu lancinant.
Aux manœuvres d’éros le corps en s’inquiétant
Se voit contrarié par un sort implacable
On ne peut pas toujours quand le feu est distant
Voir les bois en sommeil devenir inflammable.
Lors en voyant goutter la clepsydre des ans
Bien que le cœur conserve sa constante brûlure
Tout en gardant la joie de poèmes plaisants
On renonce au réel impossible aventure
Et c’est de l’or des mots que l’on fait des bijoux
Se trouvant dédiés à quelque poétesse
Dont on grave le nom qui jamais ne s’avoue
En lettres d’infini dans un ciel de caresses .
Mais le temps vient rider les songes amoureux
Et l’on voit s’éloigner les délices exquises
Du passé l’on regrette les bonheurs savoureux
De passions abstraites nulle joie n’est acquise .
Ainsi quand vient le temps de tendre persistance
On garde dans le cœur d’étranges souvenirs
De la muse on ne peut imaginer l’absence
Et l’amour qu’on lui porte ne peut jamais finir.
Je me disais, ma muse, en pensant fortement
Car je pense parfois mais sans que j’en abuse
Que vous êtes aimable quand quotidiennement
Vous m’écrivez des mots à la bonté infuse.
Nous eûmes des échanges de rimes délicates
Vous étiez poésie et je rimais un peu
À répondre à votre art madame vous m’occupâtes
Et j’essayais de plaire sans être fastidieux
Je rimais sur l’amour et quelques sentiments
Qui illustrent la vie du bipède banal
Vous aviez du talent et admirablement
Vous étiez mes rayons d’un soleil matinal.
Je dois vous avouer que mon cœur se trouva
Pris en ce piège doux que l’amour élabore
Comment ne pas rêver quand sur un canevas
On voit l’esprit broder quelque possible accord.
Car il peut arriver que les esprits ensemble
Se trouvent en des jardins où la rose se plaît
Où pour une pensée la lèvre soudain tremble
Dans l’espoir d’un baiser qui ne viendra jamais
Car même les rimailles poésies incomplètes
Peuvent être les prémices d’un profond sentiment
Un mot ou une rime pourraient être des fêtes
Annonçant loin du corps quelques chambardement
Lors les esprits de plume en devenant oiseaux
Permettent les aveux des intimes rouages
Les amours à distance sans l’aide d’un fuseau
Peuvent piquer les sens de leurs pensées volages
Selon l’âge et le temps en battant la chamade
L’intensité des feux fait le cœur dépendant
La passion souvent telle d’étranges charades
A la complexité de songes obsédants.
Alors on versifie on exprime on déclame
On voudrait d’un accord la matérialité
Mais il ne suffit pas de déclarer sa flamme
Pour que l’imaginaire ait une réalité .
Puis le rythme des sens espace sa cadence,
Un mot un vers un rien est bonheur suffisant
On imagine mieux regrettant la présence
Qui eut favorisé quelque jeu lancinant.
Aux manœuvres d’éros le corps en s’inquiétant
Se voit contrarié par un sort implacable
On ne peut pas toujours quand le feu est distant
Voir les bois en sommeil devenir inflammable.
Lors en voyant goutter la clepsydre des ans
Bien que le cœur conserve sa constante brûlure
Tout en gardant la joie de poèmes plaisants
On renonce au réel impossible aventure
Et c’est de l’or des mots que l’on fait des bijoux
Se trouvant dédiés à quelque poétesse
Dont on grave le nom qui jamais ne s’avoue
En lettres d’infini dans un ciel de caresses .
Mais le temps vient rider les songes amoureux
Et l’on voit s’éloigner les délices exquises
Du passé l’on regrette les bonheurs savoureux
De passions abstraites nulle joie n’est acquise .
Ainsi quand vient le temps de tendre persistance
On garde dans le cœur d’étranges souvenirs
De la muse on ne peut imaginer l’absence
Et l’amour qu’on lui porte ne peut jamais finir.