Hors ligne
Un jour
on empoignerait la vie
pour tresser nos deux sangs
en une même sève
On laisserait loin derrière
la rude mélancolie
les tristes ciels de traîne
le temps émietté
sur les chemins de silence
les vides de nos écritures blanches
On marcherait les mains nouées
se transfusant leur ardeur
Il y aurait du bonheur à étreindre
dans chaque chose
de la lumière à cueillir
comme une belle graminée sauvage
et des lunes roses
reflétées dans nos yeux