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(Texte modifié)
Aux premières lueurs, j'ai marché dans la neige
Qui va de la vallée jusqu'aux ruisseaux d'argent.
Mes coussins s'enfonçaient en évitant le piège
Que l'homme avait tendu, mâchoires de fer blanc.
J'ai suivi la piste où poussent les gentianes,
Cette fleur bien plus bleue qu'un beau ciel de printemps.
Le chemin serpentait comme un lacet de lianes.
J'avais faim, j'avais soif, mes pas étaient constants.
Mon coeur tambourinait dans le silence blanc.
La neige avait gardé quelques stigmates creux,
Ils ressemblaient au crime offert par un harfang.
Son bec avait tué un mulot malchanceux.
L'air figé par le froid avait saisi la peur
Que l'émoi du rongeur avait abandonnée.
Le tapis enneigé dénonçait l'agresseur
Autant que l'animal mourant, agonisait.
Les sens en alerte, je marquais le sentier.
Je laissais la trace de ma venue du jour,
Sous un ciel moutonneux qui venait me narguer,
Par des nuages blancs semblant faire la cour.
Parvenu au ruisseau, une amie m'attendait.
Quelle fut ma surprise en voyant cette louve.
Nous nous étions aimés un joli mois de mai.
J'avais soif, j'avais faim, voilà que je la trouve.
Texte modifié du 7/01/2019
Ce jour le 26/04/2021.
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