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Notre presse qui êtes odieuse!
Ils savent tout sur tout et avant nous bien sur
Ils sont passe-muraille et négligent les murs
Ils pourraient prévenir et nous rendre plus sages
Mais ménagent toujours leurs sources d’avantages.
S’il s’agit de justice ils disent les secrets
Que des indicateurs financés et discrets
Font passer sous la porte ou bien par la fenêtre
Donnant de l’encre à moudre à la feuille à paraître.
Des potins de couloirs ils ont grande réserve
Et le conditionnel chaque fois les préserve
Au point que de mensonges, d’approximations,
On met dans le journal des aberrations.
Certes il aurait bien pu devenir respectable
Relater à coup sur quelque fait véritable
Mais hélas le désir d’être premier partout
Pousse le journaliste à pondre un fourre-tout.
Au vent politicien il sait gonfler sa voile
Obtient des privilèges, passe pour une étoile,
Et comme il sait ce qui remplit certains placards
Il obtient des élus un bon nombre d’égards.
Sachant dissimuler tout ce qui incommode
Ses tuteurs généreux les figures à la mode
Il brade son honneur par sa cupidité
L’info n’a plus à voir avec la vérité.
Mais le doute planant, passant par internet,
La feuille relatant tout ce qui n’est pas net :
Le papier se vend moins s’il ne se pipolise
Et le n’importe quoi devient chose permise.
De l’inintéressant, au futile, au loufoque,
Méritant quelques mots on en fait un colloque
Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait la presse
Si l’on vend bien tant pis pour l’indélicatesse.
Il devrait bien rester deux ou trois raisonnables
Cherchant à vérifier les infos incroyables
Et qui se méfiant de la naïveté
Ne croit pas aussitôt tout écrit rapporté.
Et comme il a un coût ce papier pris à l’arbre
Méfiez de tout ce qui provient du marbre
Comme Ésope l’a dit de la langue autrefois
La meilleure et la pire c’est la presse ma foi.
Ils savent tout sur tout et avant nous bien sur
Ils sont passe-muraille et négligent les murs
Ils pourraient prévenir et nous rendre plus sages
Mais ménagent toujours leurs sources d’avantages.
S’il s’agit de justice ils disent les secrets
Que des indicateurs financés et discrets
Font passer sous la porte ou bien par la fenêtre
Donnant de l’encre à moudre à la feuille à paraître.
Des potins de couloirs ils ont grande réserve
Et le conditionnel chaque fois les préserve
Au point que de mensonges, d’approximations,
On met dans le journal des aberrations.
Certes il aurait bien pu devenir respectable
Relater à coup sur quelque fait véritable
Mais hélas le désir d’être premier partout
Pousse le journaliste à pondre un fourre-tout.
Au vent politicien il sait gonfler sa voile
Obtient des privilèges, passe pour une étoile,
Et comme il sait ce qui remplit certains placards
Il obtient des élus un bon nombre d’égards.
Sachant dissimuler tout ce qui incommode
Ses tuteurs généreux les figures à la mode
Il brade son honneur par sa cupidité
L’info n’a plus à voir avec la vérité.
Mais le doute planant, passant par internet,
La feuille relatant tout ce qui n’est pas net :
Le papier se vend moins s’il ne se pipolise
Et le n’importe quoi devient chose permise.
De l’inintéressant, au futile, au loufoque,
Méritant quelques mots on en fait un colloque
Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait la presse
Si l’on vend bien tant pis pour l’indélicatesse.
Il devrait bien rester deux ou trois raisonnables
Cherchant à vérifier les infos incroyables
Et qui se méfiant de la naïveté
Ne croit pas aussitôt tout écrit rapporté.
Et comme il a un coût ce papier pris à l’arbre
Méfiez de tout ce qui provient du marbre
Comme Ésope l’a dit de la langue autrefois
La meilleure et la pire c’est la presse ma foi.