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Très courageuse Marie
Assiégée par la tristesse,
La vie de ton père s’enfuit
Mêlant pudeur et détresse.
Je sais que t’ont toujours déçue
Ses attitudes passives,
Je sais ce que tu as reçu
D’une mère dépressive.
Bien sûr, son corps est décharné,
Tu peines à le reconnaître ;
Dans son regard apeuré
Il n’y a plus de paraître.
Terrible est l’accompagnement
D’une personne mourante,
Le corps près au renoncement,
La lucidité mouvante.
Ne te laisses pas abuser
S’il esquive tes caresses ;
Il lui a fallu tant d’années
Pour se bâtir forteresse.
N’aies crainte pour sa dignité
S’il la préserve dans nos yeux ;
La meilleure façon d’aimer
Est de lui laisser dire adieu.
J’avais renié ma fratrie,
Frappée par le mal de mère ;
La vie de mon frère finit,
Eparpillant ma colère.
Ni certitudes, ni devoirs
N’accompagnent mon chagrin ;
Juste la chance de croire
Que courage n’est pas vain.
Il nous faut respecter nos peurs
Afin d’écouter les siennes ;
N’ayons pas un jour la douleur
D’avoir fermé les persiennes.
Que nous importe le passé
Et sa cohorte de non-dit ;
Des moments d’authenticité
Peuvent combler toute une vie.
Alors pleures, douce Marie,
Offres toi de la tendresse ;
Et rages, si colère t’en dit,
Rend légitime ta détresse.
Assiégée par la tristesse,
La vie de ton père s’enfuit
Mêlant pudeur et détresse.
Je sais que t’ont toujours déçue
Ses attitudes passives,
Je sais ce que tu as reçu
D’une mère dépressive.
Bien sûr, son corps est décharné,
Tu peines à le reconnaître ;
Dans son regard apeuré
Il n’y a plus de paraître.
Terrible est l’accompagnement
D’une personne mourante,
Le corps près au renoncement,
La lucidité mouvante.
Ne te laisses pas abuser
S’il esquive tes caresses ;
Il lui a fallu tant d’années
Pour se bâtir forteresse.
N’aies crainte pour sa dignité
S’il la préserve dans nos yeux ;
La meilleure façon d’aimer
Est de lui laisser dire adieu.
J’avais renié ma fratrie,
Frappée par le mal de mère ;
La vie de mon frère finit,
Eparpillant ma colère.
Ni certitudes, ni devoirs
N’accompagnent mon chagrin ;
Juste la chance de croire
Que courage n’est pas vain.
Il nous faut respecter nos peurs
Afin d’écouter les siennes ;
N’ayons pas un jour la douleur
D’avoir fermé les persiennes.
Que nous importe le passé
Et sa cohorte de non-dit ;
Des moments d’authenticité
Peuvent combler toute une vie.
Alors pleures, douce Marie,
Offres toi de la tendresse ;
Et rages, si colère t’en dit,
Rend légitime ta détresse.