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Je suis très en colère et mes griffes acérées
Des parois de la cage auront bientôt raison
Quoi pour une expérience on m'a ainsi laissé
Dans cette triste boite aux allures de prison
Moi le fier prédateur la terrible panthère
On a osé réduire ainsi mon univers
Oh que l'affront est bas comme elle cuit l'injure
De rage je frémis et s'enfle ma fourrure
J'aurais dû me tenir loin des mathématiques
Et des spéculateurs de la chose quantique
Est-ce donc que j'ai la figure d'un loir
Pour qu'on me serre ainsi dans un laboratoire
Ma seule compagnie une fiole suspecte
Dont je goûte fort peu les effluves infectes
Je crains que cet objet aux funestes fumées
Ne ruine l'odorat et nuise à la santé
Et dans ce violon pas le moindre rongeur
Dont la traque pourrait faire passer les heures
Je languis, je m'étiole, ne sais plus très bien
Du monde des vivants si je suis citoyen
Vous êtes incertain mon pauvre Heisenberg
Votre doute me fait l'effet d'un iceberg
Que la particule soit ou qu'elle ne soit pas
Ce n'est pas mon affaire je suis hors du débat
Creusez-vous les méninges et laissez les félins
Cette folle hypothèse ne les concerne en rien
Être vivant ou mort si vous voulez trancher
Je m'offre de le faire sur vos veines exposées
Bohr s'il fut néfaste au précieux baromètre
Aurait sans doute été un plus aimable maitre
Que ce triste ennemi de ma félicité
Qui par ses expériences nuit au félidé
Qu'on m'apporte à l'instant ce satané savant
Je lui ferai bien voir que je suis très vivant
Et mes crocs et mes griffes lui feront regretter
D'avoir jamais conçu pareille iniquité
Moralité
Ces mots comme le chat sont entre deux états
Car privés de lecteur il n'existeront pas
Schrödinger aurait du griffonner un sonnet
Et laisser son matou batifoler en paix
Des parois de la cage auront bientôt raison
Quoi pour une expérience on m'a ainsi laissé
Dans cette triste boite aux allures de prison
Moi le fier prédateur la terrible panthère
On a osé réduire ainsi mon univers
Oh que l'affront est bas comme elle cuit l'injure
De rage je frémis et s'enfle ma fourrure
J'aurais dû me tenir loin des mathématiques
Et des spéculateurs de la chose quantique
Est-ce donc que j'ai la figure d'un loir
Pour qu'on me serre ainsi dans un laboratoire
Ma seule compagnie une fiole suspecte
Dont je goûte fort peu les effluves infectes
Je crains que cet objet aux funestes fumées
Ne ruine l'odorat et nuise à la santé
Et dans ce violon pas le moindre rongeur
Dont la traque pourrait faire passer les heures
Je languis, je m'étiole, ne sais plus très bien
Du monde des vivants si je suis citoyen
Vous êtes incertain mon pauvre Heisenberg
Votre doute me fait l'effet d'un iceberg
Que la particule soit ou qu'elle ne soit pas
Ce n'est pas mon affaire je suis hors du débat
Creusez-vous les méninges et laissez les félins
Cette folle hypothèse ne les concerne en rien
Être vivant ou mort si vous voulez trancher
Je m'offre de le faire sur vos veines exposées
Bohr s'il fut néfaste au précieux baromètre
Aurait sans doute été un plus aimable maitre
Que ce triste ennemi de ma félicité
Qui par ses expériences nuit au félidé
Qu'on m'apporte à l'instant ce satané savant
Je lui ferai bien voir que je suis très vivant
Et mes crocs et mes griffes lui feront regretter
D'avoir jamais conçu pareille iniquité
Moralité
Ces mots comme le chat sont entre deux états
Car privés de lecteur il n'existeront pas
Schrödinger aurait du griffonner un sonnet
Et laisser son matou batifoler en paix