- Inscrit
- 19 Octobre 2018
- Messages
- 3,277
- J'aime
- 5,835
- Points
- 173
- Age
- 85
- Localité
- Orléans
- Je suis
- Un homme
Hors ligne
Érotographiquement reconnaissant !
Aux doux érotographes il me faut rendre hommage
Eut-on gardé sans eux depuis le premier âge
Une idée masculine, étroite et égoïste
De l’amour partagé où le bonheur persiste.
Longtemps pour procréer le maître autoritaire
Ne se préoccupait que de joie solitaire
Ignorant qu’il y a dans l’humaine nature
Un bonheur infini dans la tendre parure.
Mais il fallait alors s’oublier un moment
Pour recevoir bien plus en consacrant du temps
À l’éveil féminin et à l’apothéose
Que donne au mâle jeu une extatique rose.
Certains grands amoureux du doux besoin des dames
Écrivirent, en vers, les chemins de la flamme
En osant commenter du plaisir les trésors
N’usant de mâle ardeur qu’en tout dernier ressort,
Pour les fleurs de la joie inventant des caresses
Des lèvres et des doigts montrèrent l’allégresse
Et dévoilèrent le rôle de cette clé torride
Dont Martial en latin se disait tant avide.
Lors l’on vit des amants aux tendres aptitudes
Témoigner à Vénus tant de sollicitudes
Que l’éblouissement de la fleur en bonheur
Décuplait le plaisir de son adorateur.
D’une fausse pudeur n’ayant plus le devoir
La femme libérée accédant au savoir
Apprit à se connaitre et osa sans rougir
Dire ses préférences aux chemins du plaisir.
Les poètes charmés des aveux magnifiques
Écrivirent des chants aux rimes érotiques
En dissociant l’amour pratiqué avec art
De l’étreinte banale et dépourvue d’égards
Ils décrivirent alors, de la mâle maitrise
Le tendre préambule et la préface exquise
Les jeux plaisant aux roses et l’attente menant
A l’exaspération des corps s’assouvissant.
Et leur encre fut lue en dépit des critiques
Par quelques amoureux aux envies érotiques
Qui plurent à la fleur que leur corps désirait
Découvrant qu’en donnant, beaucoup l'on recevait
Dans les bibliothèques il y a des enfers
Renfermant les ouvrages que l’on nomme pervers
Mais ils ont tant appris aux galantes amours
Qu’on ne peut oublier qui leur donna le jour.
Aux doux érotographes il me faut rendre hommage
Eut-on gardé sans eux depuis le premier âge
Une idée masculine, étroite et égoïste
De l’amour partagé où le bonheur persiste.
Longtemps pour procréer le maître autoritaire
Ne se préoccupait que de joie solitaire
Ignorant qu’il y a dans l’humaine nature
Un bonheur infini dans la tendre parure.
Mais il fallait alors s’oublier un moment
Pour recevoir bien plus en consacrant du temps
À l’éveil féminin et à l’apothéose
Que donne au mâle jeu une extatique rose.
Certains grands amoureux du doux besoin des dames
Écrivirent, en vers, les chemins de la flamme
En osant commenter du plaisir les trésors
N’usant de mâle ardeur qu’en tout dernier ressort,
Pour les fleurs de la joie inventant des caresses
Des lèvres et des doigts montrèrent l’allégresse
Et dévoilèrent le rôle de cette clé torride
Dont Martial en latin se disait tant avide.
Lors l’on vit des amants aux tendres aptitudes
Témoigner à Vénus tant de sollicitudes
Que l’éblouissement de la fleur en bonheur
Décuplait le plaisir de son adorateur.
D’une fausse pudeur n’ayant plus le devoir
La femme libérée accédant au savoir
Apprit à se connaitre et osa sans rougir
Dire ses préférences aux chemins du plaisir.
Les poètes charmés des aveux magnifiques
Écrivirent des chants aux rimes érotiques
En dissociant l’amour pratiqué avec art
De l’étreinte banale et dépourvue d’égards
Ils décrivirent alors, de la mâle maitrise
Le tendre préambule et la préface exquise
Les jeux plaisant aux roses et l’attente menant
A l’exaspération des corps s’assouvissant.
Et leur encre fut lue en dépit des critiques
Par quelques amoureux aux envies érotiques
Qui plurent à la fleur que leur corps désirait
Découvrant qu’en donnant, beaucoup l'on recevait
Dans les bibliothèques il y a des enfers
Renfermant les ouvrages que l’on nomme pervers
Mais ils ont tant appris aux galantes amours
Qu’on ne peut oublier qui leur donna le jour.