- Inscrit
- 19 Octobre 2018
- Messages
- 3,275
- J'aime
- 5,833
- Points
- 173
- Age
- 85
- Localité
- Orléans
- Je suis
- Un homme
Hors ligne
Eschollier et estudiant
" Mon amy dont viens-tu à ceste heure ?
De l’alme, inclyte et célèbre académie que l’on vocite lutèce"
(François Rabelais.)
Voila, c’était la fin et aussi le début
Le bac était fini, et il était reçu
Il avait l’impression de ne savoir rien faire
D’avoir une mémoire encore à satisfaire.
Des maîtres admirables ,d’autres contemplatifs
Lui donnèrent des virus quasi définitifs.
Un immense cadeau : il apprit à apprendre
À vouloir découvrir, conserver et comprendre ;
Une curiosité de l’esprit qui s’étonne
S’ouvrant à toutes causes, aux effets, aux personnes ;
L’envie d’approfondir ses centres d’intérêt
D’avoir quelque talent utile mais concret,
De faire de ce savoir passant inaperçu
Un outil de travail qui meuble son vécu.
Mais il fallait choisir une route précise
Sortir du grand débat qui vous généralise
Aller vers l’étroitesse ardue et plus savante
Et ramer sur le banc de la vie étudiante.
Il adorait les lettres sans haïr la science
Mais ne devait en faire un cas de conscience
On le poussa si bien que le latin dans l’âme
La science l’accueillit le brûlant de sa flamme.
Elle ne l’ennuya pas, le rendit curieux,
Le monde et ses détours sont bien mystérieux.
Et puis de temps en temps, de choses poétiques
Il rimait quelques mots loin des mathématiques.
Les rudesses du temps, l’économie pénible,
Avaient été vaincues il atteignit sa cible.
Bref avec de la chance et du travail aussi
Il finit mon cursus sans excès de soucis.
Il s’aperçut soudain, c’était inévitable,
Qu’il fallait travailler où il était capable.
L’étudiant avait-il terminé son circuit.
Mettait il une fin à tout savoir acquis ?
De maîtres émérites il gardait les leçons
Et le temps lui montrait de diverses façons
Que la pensée n’est pas d’ignorance asservie
S’il restait étudiant le reste de sa vie .
" Mon amy dont viens-tu à ceste heure ?
De l’alme, inclyte et célèbre académie que l’on vocite lutèce"
(François Rabelais.)
Voila, c’était la fin et aussi le début
Le bac était fini, et il était reçu
Il avait l’impression de ne savoir rien faire
D’avoir une mémoire encore à satisfaire.
Des maîtres admirables ,d’autres contemplatifs
Lui donnèrent des virus quasi définitifs.
Un immense cadeau : il apprit à apprendre
À vouloir découvrir, conserver et comprendre ;
Une curiosité de l’esprit qui s’étonne
S’ouvrant à toutes causes, aux effets, aux personnes ;
L’envie d’approfondir ses centres d’intérêt
D’avoir quelque talent utile mais concret,
De faire de ce savoir passant inaperçu
Un outil de travail qui meuble son vécu.
Mais il fallait choisir une route précise
Sortir du grand débat qui vous généralise
Aller vers l’étroitesse ardue et plus savante
Et ramer sur le banc de la vie étudiante.
Il adorait les lettres sans haïr la science
Mais ne devait en faire un cas de conscience
On le poussa si bien que le latin dans l’âme
La science l’accueillit le brûlant de sa flamme.
Elle ne l’ennuya pas, le rendit curieux,
Le monde et ses détours sont bien mystérieux.
Et puis de temps en temps, de choses poétiques
Il rimait quelques mots loin des mathématiques.
Les rudesses du temps, l’économie pénible,
Avaient été vaincues il atteignit sa cible.
Bref avec de la chance et du travail aussi
Il finit mon cursus sans excès de soucis.
Il s’aperçut soudain, c’était inévitable,
Qu’il fallait travailler où il était capable.
L’étudiant avait-il terminé son circuit.
Mettait il une fin à tout savoir acquis ?
De maîtres émérites il gardait les leçons
Et le temps lui montrait de diverses façons
Que la pensée n’est pas d’ignorance asservie
S’il restait étudiant le reste de sa vie .