- Inscrit
- 10 Octobre 2019
- Messages
- 1,378
- J'aime
- 3,573
- Points
- 173
- Je suis
- Une femme
Hors ligne
Sur ces larges épaules je toisais le lointain
Tutoyais les nuages et cueillais les flocons
Eclaboussais le monde de mon rire enfantin
Reine de mon domaine perchée sur son balcon
Et par toutes les faces j'ai gravis ces sommets
Qui par quelques miracles se faisaient accessibles
Un dos qui se courbait et soudain me haussait
D'une pulsion des reins vers des cieux indicibles
Tu t'es fait tour à tour destrier ou dragon
Et moi j'étais princesse ou maitre de kung fu
Tire laine, acrobate détroussant Harpagon
De nous deux je ne sais qui était le plus fou
Moi j'étais passée maitre en l'art de la chatouille
Terrassant le géant qui demandait merci
Sans doute un peu honteuse d'être une telle fripouille
Je t'accordais clémente trois secondes de sursis
Que d'épopées fantasques on a vécu ensemble
Les murs se souviennent du fracas des batailles
Victimes de nos jeux je crois qu'encore tremblent
Les faïences, bibelots et mêmes les bonsaï
En ce temps là mon père était mon univers
Mon havre ma douceur ma force mon firmament
Mais dans ses yeux rieurs je sentais la prière
Que je ne lui demande de parler de maman
Tutoyais les nuages et cueillais les flocons
Eclaboussais le monde de mon rire enfantin
Reine de mon domaine perchée sur son balcon
Et par toutes les faces j'ai gravis ces sommets
Qui par quelques miracles se faisaient accessibles
Un dos qui se courbait et soudain me haussait
D'une pulsion des reins vers des cieux indicibles
Tu t'es fait tour à tour destrier ou dragon
Et moi j'étais princesse ou maitre de kung fu
Tire laine, acrobate détroussant Harpagon
De nous deux je ne sais qui était le plus fou
Moi j'étais passée maitre en l'art de la chatouille
Terrassant le géant qui demandait merci
Sans doute un peu honteuse d'être une telle fripouille
Je t'accordais clémente trois secondes de sursis
Que d'épopées fantasques on a vécu ensemble
Les murs se souviennent du fracas des batailles
Victimes de nos jeux je crois qu'encore tremblent
Les faïences, bibelots et mêmes les bonsaï
En ce temps là mon père était mon univers
Mon havre ma douceur ma force mon firmament
Mais dans ses yeux rieurs je sentais la prière
Que je ne lui demande de parler de maman