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Jaunis Ö grenadier au gré du temps qui passe
Les arbres éventés je les vois dépouiller
Chaque branche couvrant le sol en toute place
Venant à bout d'instant pour bien nous embrouiller
L'hiver fait son entrée au temps qui l'achemine
Déjà si bien glacé tout au long de la nuit
Malheur à moi souffrant qui peine et l’abomine
Pensant aux sans-abris j’oublie tout mon ennui.
Absurde est le constat qu’on voit en ce bas monde
Où tant se font bien rois vivant tout le bonheur
Quand d’autres asservis en cet espace immonde
Réduits tous à néant vivant dans le malheur.
Je pense au vagabond privé de la demeure
Gîtant sous tant de pont où se couvre en cartons
Sans drap et sans couette à le couvrir à l’heure
Je pense aux ingénues accouchées d’avortons…
Jaunis Ô grenadiers autant qu’éclot la poule
Mûris les jours d’hiver de gèle et de froid
Les cœurs restent glacés où jamais sang ne coule
J’ai peur et beaucoup crains sentant assez d’effroi.
Ahmed B. Le 23.11.2020.