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Le Repos du politicien
un homme politique ayant manifesté
Et présidé partout avec assiduité
Se trouva épuisé par un petit d’effort
Car des riens accomplis il battait le record.
On le trouva palot et manquant de globules
Son médecin lui dit vous n’êtes pas Hercule
Il vous faut du bon air allez à la campagne
L’oxygène y abonde et régner c’est le bagne!
C’est l’unique remède la faculté l’a dit
Et par covoiturage il partit un mardi
Les transports en commun suivant des directives
Avaient une énergie amplement négative.
Chez un bon paysan éloigné de la ville
Ignorant le bordel des masses inciviles
Il trouva un refuge où le coq chantait tôt
On n’avait pas encore syndiqué les oiseaux!
L’épuisé s’ennuya l’invective lui manque
Il ne peut plus mentir à l’abri dans sa planque
Il dit au paysan matinal, besogneux,
N’auriez vous rien à faire pour m’occuper un peu.
On lui donna alors des patates à trier
Avec modération pour le désennuyer
Et puis l’après midi il sema du crottin
Sur un champ méritant un engrais des plus sains.
Le paysan s’en vint voir ce qu’il avait fait
Nulle patate triée il en fut stupéfait.
Mais du champ plein d’engrais l’ouvrage était fini
Avec exactitude dans le temps défini!
Diable! vous m’épatâtes rien n’a été trié
Le tubercule par vous ne sut être aiguillé
Alors que le crottin d’un labeur efficace
S’est trouvé en deux heures mis en sa juste place
Cher monsieur dont la terre salit un peu les mains
Proposer quelque chose m’ôterait du chemin
Où en critiquant tout je dore mon image
Être en opposition est un bel avantage
Quant au crottin mon cher j’en ai grande aptitude
Savoir semer la merde est dans mes habitudes
Et je ne suis à l’aise que dans la puanteur
Où je trouve toujours bien des approbateurs.
Je retourne à la ville vous travaillez bien trop
Parler à ces crédules qui prennent le métro
Haranguer tous ceux dont vous n’avez les salaires
Bien que vous nourrissiez leurs flots contestataires.
Moralité
Il faudra bien qu’un jour les vérités éclatent
Que tout soit étalé sur une table plate
Que les privilégiés d’avantages couverts
Ne viennent plus râler pour faire des faits divers
Car moi je vous le dit avec les paysan
Il faudrait une grève des sillons et des champs
Que vous creviez de faim et creusiez votre sol
Pour savoir qui travaille, qui mérite, et qui vole !
un homme politique ayant manifesté
Et présidé partout avec assiduité
Se trouva épuisé par un petit d’effort
Car des riens accomplis il battait le record.
On le trouva palot et manquant de globules
Son médecin lui dit vous n’êtes pas Hercule
Il vous faut du bon air allez à la campagne
L’oxygène y abonde et régner c’est le bagne!
C’est l’unique remède la faculté l’a dit
Et par covoiturage il partit un mardi
Les transports en commun suivant des directives
Avaient une énergie amplement négative.
Chez un bon paysan éloigné de la ville
Ignorant le bordel des masses inciviles
Il trouva un refuge où le coq chantait tôt
On n’avait pas encore syndiqué les oiseaux!
L’épuisé s’ennuya l’invective lui manque
Il ne peut plus mentir à l’abri dans sa planque
Il dit au paysan matinal, besogneux,
N’auriez vous rien à faire pour m’occuper un peu.
On lui donna alors des patates à trier
Avec modération pour le désennuyer
Et puis l’après midi il sema du crottin
Sur un champ méritant un engrais des plus sains.
Le paysan s’en vint voir ce qu’il avait fait
Nulle patate triée il en fut stupéfait.
Mais du champ plein d’engrais l’ouvrage était fini
Avec exactitude dans le temps défini!
Diable! vous m’épatâtes rien n’a été trié
Le tubercule par vous ne sut être aiguillé
Alors que le crottin d’un labeur efficace
S’est trouvé en deux heures mis en sa juste place
Cher monsieur dont la terre salit un peu les mains
Proposer quelque chose m’ôterait du chemin
Où en critiquant tout je dore mon image
Être en opposition est un bel avantage
Quant au crottin mon cher j’en ai grande aptitude
Savoir semer la merde est dans mes habitudes
Et je ne suis à l’aise que dans la puanteur
Où je trouve toujours bien des approbateurs.
Je retourne à la ville vous travaillez bien trop
Parler à ces crédules qui prennent le métro
Haranguer tous ceux dont vous n’avez les salaires
Bien que vous nourrissiez leurs flots contestataires.
Moralité
Il faudra bien qu’un jour les vérités éclatent
Que tout soit étalé sur une table plate
Que les privilégiés d’avantages couverts
Ne viennent plus râler pour faire des faits divers
Car moi je vous le dit avec les paysan
Il faudrait une grève des sillons et des champs
Que vous creviez de faim et creusiez votre sol
Pour savoir qui travaille, qui mérite, et qui vole !