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Médiévalitude et littérature
Marquise votre époux qui aime guerroyer
Est parti au combat les pieds aux étriers
Mais pendant que se font ses diverses croisades
Votre doux jardinet pourrait tomber malade.
Disait un jeune page voyant quelques regrets
Dans les yeux de sa dame qui rêvait en secret
Si j’osais à l’oiseau, dont le maître est lointain,
J’aimerais bien offrir mon ardeur du matin.
J’ai en cachette lu quelques littératures
Apprenant à gérer la plus tendre aventure
Et quelques gourmandises éveillant galamment
L’envie indispensable au tendre sentiment.
De grimoires sensuels connaissant les délices
J’en pourrais vous montrer les divers artifices
Car il est bien connu que le page se morfond
S’il ne peut assouvir votre désir profond.
Si votre guerroyeur qui aime le combat
Ne sait pas de l‘amour les détails délicats
Je vous proposerai que ma bouche cupide
Invente les baisers dont vous êtes avide
Je saurai de lenteur ou d’excessive hâte
Enchanter ce satin que le bel amant flatte
Sans omettre le jeu qui préparant l’audace
Rend le désir brûlant et le plaisir tenace
Le page est vigoureux et use sa jeunesse
À ne pas décevoir sa charmante maîtresse
Et j’ose vous le dire un ami serrurier
Libérerait l’oiseau s’il était prisonnier
Car c’est une coutume des plus désagréables
Que de cadenasser un fruit si délectable
Marquise vous ouvririez votre porte bien vites
Si vous saviez l’état dans lequel vous me mîtes
Et les chocs entendus sur cet huis restant clos
De mon anatomie sont simplement l’écho
La rigueur est de mise quand un désir soudain
S’en vient imaginer quelque charnel festin.
La marquise victime de sa mélancolie
Se dit que de céder ne serait point folie
Et fait entrer le page qui avec déférence
Lui explique les voies de sa concupiscence
Le page assez adroit persuade et enchante
La dame dont l’ardeur est des plus accueillantes
Et d’un feu rougeoyant la marquise s’embrasse
Puis insiste exigeant de nouvelles extases
Le page s’en réjouit mais à force l’usure
Affecte de langueur sa robuste nature
Il lui faut du repos, hélas dame marquise
Eut aimé en ses jeux d’incessantes reprises
Elle se dit voyons si d’autres jolis pages
Ont la même aptitude au grand batifolage
Et si la renaissance de multiples hommages
Me fera découvrir maints sensuels orages
Ainsi en des château où les divers échanges
Ravissent les marquises méritant des louanges
On fit de nombreux pages un usage excessif
Les jetant dans les douves s’ils devenaient passif.
Moralité
Les marquises devenant quelques fois solitaires
En raison d’un époux n’étant plus prestataire
Se trouvent un penchant pour la littératures
Et tournent bien des pages avec désinvolture.
Puis sachant préfacer développer conclure
Elles dissertent sur tout y compris la luxure.
Marquise votre époux qui aime guerroyer
Est parti au combat les pieds aux étriers
Mais pendant que se font ses diverses croisades
Votre doux jardinet pourrait tomber malade.
Disait un jeune page voyant quelques regrets
Dans les yeux de sa dame qui rêvait en secret
Si j’osais à l’oiseau, dont le maître est lointain,
J’aimerais bien offrir mon ardeur du matin.
J’ai en cachette lu quelques littératures
Apprenant à gérer la plus tendre aventure
Et quelques gourmandises éveillant galamment
L’envie indispensable au tendre sentiment.
De grimoires sensuels connaissant les délices
J’en pourrais vous montrer les divers artifices
Car il est bien connu que le page se morfond
S’il ne peut assouvir votre désir profond.
Si votre guerroyeur qui aime le combat
Ne sait pas de l‘amour les détails délicats
Je vous proposerai que ma bouche cupide
Invente les baisers dont vous êtes avide
Je saurai de lenteur ou d’excessive hâte
Enchanter ce satin que le bel amant flatte
Sans omettre le jeu qui préparant l’audace
Rend le désir brûlant et le plaisir tenace
Le page est vigoureux et use sa jeunesse
À ne pas décevoir sa charmante maîtresse
Et j’ose vous le dire un ami serrurier
Libérerait l’oiseau s’il était prisonnier
Car c’est une coutume des plus désagréables
Que de cadenasser un fruit si délectable
Marquise vous ouvririez votre porte bien vites
Si vous saviez l’état dans lequel vous me mîtes
Et les chocs entendus sur cet huis restant clos
De mon anatomie sont simplement l’écho
La rigueur est de mise quand un désir soudain
S’en vient imaginer quelque charnel festin.
La marquise victime de sa mélancolie
Se dit que de céder ne serait point folie
Et fait entrer le page qui avec déférence
Lui explique les voies de sa concupiscence
Le page assez adroit persuade et enchante
La dame dont l’ardeur est des plus accueillantes
Et d’un feu rougeoyant la marquise s’embrasse
Puis insiste exigeant de nouvelles extases
Le page s’en réjouit mais à force l’usure
Affecte de langueur sa robuste nature
Il lui faut du repos, hélas dame marquise
Eut aimé en ses jeux d’incessantes reprises
Elle se dit voyons si d’autres jolis pages
Ont la même aptitude au grand batifolage
Et si la renaissance de multiples hommages
Me fera découvrir maints sensuels orages
Ainsi en des château où les divers échanges
Ravissent les marquises méritant des louanges
On fit de nombreux pages un usage excessif
Les jetant dans les douves s’ils devenaient passif.
Moralité
Les marquises devenant quelques fois solitaires
En raison d’un époux n’étant plus prestataire
Se trouvent un penchant pour la littératures
Et tournent bien des pages avec désinvolture.
Puis sachant préfacer développer conclure
Elles dissertent sur tout y compris la luxure.